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"Grâce au triathlon, j'ai gagné beaucoup de confiance en moi en réalisant ce que mon corps était capable de faire"

Andressa Ericksen a débuté le triathlon en mai dernier et a connu une progression fulgurante. Après avoir participé à plusieurs courses cet été, elle décide de s'inscrire au 70.3 Ironman Cozumel en Septembre 2016. Elle finira à une belle 8ème position (sur 48 dans son groupe d'âge 25-29 ans) sur l'île paradisiaque mexicaine. Une belle revanche pour la jeune athlète québécoise qui souffrait de troubles alimentaires il y a quelques années. Andressa nous raconte son parcours avec humilité.

"Mon conseil aux femmes serait de se laisser la chance de surmonter un défi, quel qu'il soit. La fierté que cela nous apporte est beaucoup plus grande que notre désir de s'insérer dans les standards véhiculés par la publicité."

Naak : Raconte-nous ton parcours. Quand as-tu commencé le triathlon, et qu’est-ce qui t’a donné envie de t’y mettre ?

J'ai toujours été active et aimé la compétition. Avant de commencer le triathlon, j'ai joué au hockey pendant une quinzaine d'année.

Mon parcours en triathlon a débuté en mai dernier. Avant ce moment là, je m'entraînais plutôt en force et par moi même, pour le plaisir. Je n'avais pas d'objectif sportif ni de but concret et j'avais besoin de nouveaux défis.

Andressa Ericksen avec son vélo Cervelo

Je suis tombée plutôt par hasard sur le triathlon, je ne savais même pas dans quel ordre étaient les trois sports ! Tout était nouveau pour moi et c'était exactement ce que je recherchais.

J'ai contacté un club, j'ai appris à nager, je me suis acheté un vélo de triathlon et... j'étais lancée ! Les débuts ont été assez chaotiques, je n'avais pas de plan structuré et je ne savais pas où donner de la tête. J'étais si passionnée que je voulais toujours en faire plus.

Naak : Quelle a été ta préparation avant Cozumel ?

Je me suis inscrite au 70.3 Cozumel sur un véritable coup de tête au milieu de l'été ! Je n'avais même pas encore fait un triathlon olympique, j'arrivais à peine à enligner 150 mètres de nage ou à maintenir une moyenne supérieur à 30km/h lors de mes sorties de vélo.

J'avais aussi une vilaine periostite qui m'empêchait de faire tout entraînement en course à pied. Voyant le grand jour approcher rapidement, j'ai fait appel à des spécialistes du milieu, dont Benoit Lussier de l'Institut National du Sport et Bart Rolet, un entraîneur très qualifié (directeur de Bart Coaching).

Andressa Ericksen en pleine séance d'étirements

Avec leur aide, je me suis préparée le mieux possible pendant 1 mois pour le 70.3 de Cozumel. J'ai suivi un plan d'entraînement dernière minute pour me préparer à la course et j'y ai mis tous les efforts.

Naak : Parle nous du parcours du 70.3 de Cozumel. Qu’est-ce qui le rend unique ?

La chaleur er le paysage sont les deux principales caractéristiques du parcours ! Il faisait environ 38 degrés le jour de la compétition, c'était supportable sur le vélo, mais une toute autre histoire lors de la course à pied !

Le circuit de natation est magnifique et, puisque je suis une horrible nageuse, j'ai eu bien le temps d'en profiter ! Nager dans la mer est une toute autre expérience ; l'eau salée permet de flotter beaucoup plus facilement ce qui permet une nage plus rapide qu'à l'habitude ! C'est un avantage certain pour les athlètes qui, comme moi, ont de la difficulté à flotter !

Départ de la natation à l'Ironman de Cozumel

Le parcours du vélo s'étend sur une bonne partie de l'île  de Cozumel et longe la côte océanique pour plusieurs kilomètres, ce qui le rend très spécial ! La vue est magnifique, presque déconcertante ! Quant à la course à pied, elle se déroule principalement dans le village touristique où plusieurs personnes sont rassemblées et où les encouragements abondent.

L'expérience de faire un triathlon à l'étranger est incroyable et je compte définitivement répéter l'expérience à nouveau.

Naak : Comment s’est passée ta course?

La nage est mon point faible (parlez en a mon coach !). Mais cette portion s'est mieux déroulée que prévu. J'ai fait 10 minutes de moins que prévu dans mon plan de course !

Je suis plutôt confortable sur le vélo alors mon principal but était de ne pas trop pousser afin d'être en mesure de courir par la suite.

C'était ma plus longue distance en course à pied jusqu'à maintenant et je ne savais pas comment mes jambes allaient réagir !  Ma principale réussite a été de ne pas manquer d'énergie durant la journée.

Naak : Quelles ont été les principales difficultés de ta course, et comment les as-tu surmontées?

J'ai fait plusieurs erreurs avant et durant la compétition ! Mes sacs pour les zones de transitions n'étaient pas bien préparés ; j'avais, entre autre, omis de bien délacer mes souliers de course, donc j'ai perdu un peu de temps en T2.

J'ai choisi de porter des lunettes de natation non teintées en pensant que le soleil ne serait pas une problème si tôt dans la journée. Résultat : jai du faire les derniers cent mètres derrière un nageur que j'estimais ayant une bonne ligne !

Andressa Ericksen pendant l'Ironman de Cozumel

Avec la chaleur, j'avais peur de souffrir de déshydratation, j'ai donc trop bu et  cela m'a occasionné quelques crampes et lourdeurs, surtout lors de la dernière portion de la course à pied. Ma vitesse en a été beaucoup affectée.

Afin de tenter de minimiser l'impact de la course à pied sur mes périostites, j'ai pris la décision de courir avec des bas dans mes chaussures, ce que je ne fais normalement pas. C'était comme courir avec des souliers trop petits et j'ai eu beaucoup de douleur à mes pieds.

Naak : Qu’as-tu mangé avant, pendant et après la course ?

Le soir avant de partir pour le Mexique, j'ai réalisé que je n'avais pas du tout planifié ma nutrition pour la course. Par chance, jai réussi à contacter Minh de Naak afin d'avoir des barres Naak rapidement cette soirée là ; il était hors de question que je mange autre chose le jour de la compétition. J'avais déjà testé les barres lors du Triathlon Esprit de Montréal, et plusieurs fois auparavant bien sûr. Je savais comment mon corps allait réagir et à quelle fréquence les manger.

Le matin de la course, nous nous sommes réveillés très tôt. J'ai mangé une banane et du beurre d'arachide avant de quitter notre lieu d'hébergement pour se rendre au site.

Quelques minutes avant d'entrer dans l'eau, j'ai mangé une moitié de barre Naak et j'ai terminé celle-ci lors de la première transition. Lorsque j'étais sur le vélo, j'ai mangé 5 barres au total, soit l'équivalent d'une aux 30 minutes.

Les barres Naak pour l'Ironman de Cozumel

 

Comme Andressa, essaye les barres Naak à base de poudre de grillon pour maintenir ton niveau d'énergie pendant tes entrainements et compétitions. Clique ici pour commander.

 

Ce faisant, mon niveau d'énergie est resté stable tout au long de l'épreuve. En T2, j'ai avalé quelques blocs contenant de la caféine et je n'ai pas eu à remangé durant la course à pied ! Les barres m'ont soutenu à 100%.

Je n'ai pas eu d'épisode de faiblesse et mon plan de nutrition sera exactement le même pour ma prochaine course. Aussi, même avec la chaleur incroyable de Cozumel, la texture et le goût des barres sont restés les mêmes.

Naak : As-tu un mantra ou une citation préférée pour restée motivée ?

J'ai déjà entendu un entraîneur dire d'un triathlete professionnel: "Lui, il est capable de se faire mal".  Je pense souvent à cette phrase en competition. Ca me rappelle que l'on est capable de supporter beaucoup plus de douleur que l'on pense, lorsqu'on surmonte la barrière psychologique qu'on s'impose face à la souffrance.

Naak : Quel conseil donnerais-tu aux femmes qui débutent le triathlon et qui aimeraient faire un demi-ironman ?

Débuter en triathlon est une expérience assez angoissante. Pour ma part, je ne pratiquais aucun des trois sports et je ne savais pas par où commencer ! On entend plein de chose, on ne sait pas quoi ou qui croire.

Andressa Ericksen à l'arrivée de l'Ironman de Cozumel

Il est important de s'entourer de personnes en qui on a confiance et, si possible, qui ont de l'expérience sur le terrain. Il existe plusieurs groupes auxquels il est possible de se joindre afin d'être accompagné dans nos premières démarches. Cela facilite l'expérience.

Je n'ai absolument pas le physique du triathlète et j'ai reçu des commentaires à cet égard à mes débuts. Il est très tentant de se comparer aux grandes vedettes du sport comme Gwen Jorgensen ou Ashleigh Gentle, et se dire qu'on ne peut pas arriver à performer parce que l'on n'a pas la même charpente que ces championnes. Pourtant, plusieurs femmes ayant des physiques très différents ont aussi du succès et il est très important de se le rappeler.

"Le triathlon a eu un impact très positif sur ma vie en général. Mon attitude face à mon apparence physique a drastiquement changé et j'ai gagné beaucoup de confiance en moi en réalisant ce que mon corps était capable de faire."

J'ai cessé de m'en faire avec des petits détails et j'ai appris à apprécier ce que j'avais, plutôt que de vouloir ce que je n'avais pas. Auparavant, j'ai toujours tenté de garder le contrôle sur mon poids, souvent de façon malsaine.

C'était une véritable obsession qui a d'ailleurs mené à des troubles alimentaires dans mon cas. Le triathlon m'a permis de réaliser que l'important, lorsqu'il est question de mon corps, est de savoir ce qu'il est capable de faire et non à quoi il ressemble.

Andressa Ericksen après l'Ironman de Cozumel

Je trouve désormais beaucoup plus valorisant de savoir que je peux faire un effort soutenu durant plusieurs heures, supporter de gros entraînements plutôt que de viser à entrer dans une certaine taille de pantalons.

Mon conseil aux femmes serait de se laisser la chance de surmonter un défi, quel qu'il soit. La fierté que cela nous apporte est beaucoup plus grande que notre désir de s'insérer dans les standards véhiculés par la publicité.

Naak : Quels sont tes objectifs pour l’année prochaine ?

Mon objectif est de faire 3 ou 4 demi Ironman au courant de la prochaine saison. Ultimement, j'aimerais terminer sous les 5 heures pour cette distance. Je veux aussi débuter ma saison avec le triathlon sprint de Drummondville ; c'est là où j'ai fait ma première course et ça avait été un désastre. J'ai envie d'y retourner simplement pour prendre connaissance de tout le chemin que j'ai parcouru en seulement 12 mois.

Sport

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